Collectivités locales : la position de François Hollande est un ‘racket institutionnel’
La simplification du paysage institutionnel local et la participation des collectivités locales à la réduction des déficits de la France sont deux nécessités impératives de pur bon sens.Ces nécessités sont pourtant niées et contrebattues par un François Hollande dont le conservatisme sage en apparence dissimule mal une vision rétrograde aux desseins peu avouables.
Demain Nicolas Sarkozy tiendra une réunion publique à la Mutualité, dans laquelle il abordera très vraisemblablement le thème des collectivités décentralisées de la République.
Il m’apparait indispensable aujourd’hui de rappeler que le Président de la République a conduit, au cours ce quinquennat, une importante réforme dans ce domaine. Les français ne se retrouvent plus dans cet enchevêtrement de compétences dispendieux qui fait les délices des seuls initiés. Il a résolument simplifié et allégé nos institutions locales en donnant à nos concitoyens un interlocuteur unique pour les assemblées régionales et départementales : le Conseiller Territorial . Pour des raisons qui échappent au bon sens, mais qui, à l’analyse relèvent purement et simplement de la défense des prés-carrés François Hollande a par principe –c’est décidemment une sorte de réflexe pavlovien chez lui – décidé de revenir sur cette avancée majeure qui va dans le sens de la simplification, de l’efficacité, de l’économie et de la clarification. François Hollande veut donc rétablir les 40 % d’élus des collectivités régionales et départementales qui ont été, à juste titre supprimés durant ce quinquennat. Il veut ainsi développer une vision rétrograde qui réintroduirait, à grands frais, des intermédiaires élus pour maintenir à toute force un dispositif complexe, peu efficient et opaque pour nos concitoyens. Cette position incompréhensible et totalement irresponsable de François Hollande, en première analyse, est pourtant claire : il s’agit de la défense des privilèges et d’intérêts catégoriels que le candidat PS à l’élection présidentielle entend défendre sans le dire, avec ses amis président de Conseils Régionaux qui dirigent l’écrasante majorité des régions françaises. Il s’agit sous couvert de bons mots et de principes d’aspect vertueux, qui sonnent mal en l’espèce, d’un véritable racket institutionnel !!
Sans surprise, François Hollande rejette également toute approche d’effort et de rationalisation pour la fonction publique territoriale comme pour les budgets des collectivités locales. Celles-ci ne seraient elles, dans son esprit, plus partie prenante des institutions de notre République et de leurs responsabilités vis-à-vis des français et des générations futures ?
Il n’est dés-lors plus étonnant que François Hollande et ses amis aient contribués de manière massive, durant les 5 dernières années, à faire en sorte que les dépenses des collectivités territoriales aient crues 30% plus vite que celles de l’Etat depuis 2007. Il n’est pas étonnant que l’on doive aujourd’hui s’affliger sur le triste bilan défendu implicitement par François Hollande, bilan dont la vérité est la création de 430 000 postes de fonctionnaires territoriaux durant ces 10 dernières années sans transferts de compétences. Il n’est pas étonnant enfin, face à cette attitude, que la pression fiscale locale ait augmentée de 40 % ces 8 dernières années. Voilà le statut-quo inqualifiable que veux défendre François Hollande ‘ad vitam eternam’ pour que ses amis et lui-même puissent soutenir leur petite clientèle locale au détriment des citoyens et de l’intérêt général.
Il a d’ailleurs déjà mis en œuvre de manière puissante cette volonté manifeste en faisant de la Corrèze, ce beau département français, le seul ou il ait jamais exercé de responsabilités exécutives, l’un des deux départements les plus endettés de France. Des paroles aux actes, il y a ponctionné les classes moyennes par l’impôt –ce qui est un autre réflexe pavlovien chez François Hollande –en augmentant par exemple les impôts fonciers de 12% .
Les français doivent savoir que le ‘laboratoire corrézien’ de François Hollande aura été un désastre dont les citoyens paieront le prix pour de très nombreuses années encore.
Je ne peux m’empêcher de frémir à l’idée de ce qu’une telle attitude induirait à l’échelle de la France …Tant en terme de ‘philosophie’ sur les collectivités locales qu’en terme de résultats déjà perceptibles là ou il était effectivement en responsabilité, l’attitude de François Hollande est très révélatrice : les français y réfléchiront objectivement, j’en suis convaincue !!!
Ma tribune sur Atlantico : JL Mélenchon, révélateur de l’inconsistance de F.Hollande
Retrouvez la tribune que j’ai publiée sur Atlantico, intitulée : « JL Mélenchon, révélateur de l’inconsistance de F.Hollande »
Pour la lire : http://www.atlantico.fr/decryptage/jean-luc-melenchon-revelateur-faiblesses-francois-hollande-nora-berra-323655.html
François Hollande, qui surfait jusque là sur les intérêts de son « capital sondage », se sentirait-il en difficulté à force de brasser avec une certaine obstination l’indécision, les contradictions et le flou sur ses intentions réelles ?
De toute évidence la campagne du candidat socialiste n’avait jusque là que deux arguments : l’anti-sarkozysme primaire et une confortable avance initiale dans les sondages, dont il ne se privait d’ailleurs pas, avec une certaine arrogance, de tirer des conclusions quelque peu hâtives.
Les Français sont aujourd’hui en train de se rendre compte de la faiblesse immense d’une telle stratégie, qui n’est qu’esquive volontaire face aux grandes problématiques auxquelles le France est aujourd’hui confrontée. On aurait pu croire que devant cette évidence, le candidat socialiste à l’élection présidentielle se serait en toute logique orienté vers plus de précision, plus de détermination…en un mot vers plus de courage ! Il n’en est rien.
L’obsession du moment au PS ne semble guère être une obsession de la précision, de la décision, de l’honnêteté et du courage. En fait, cette obsession porte un nom : Mélenchon. Les Français ne méritent-ils pas mieux qu’une course ininterrompue derrière Jean-Luc Mélenchon, pour se rapprocher dangereusement de la gauche de la gauche ?
Il faut reconnaitre à Jean-Luc Melenchon un talent certain pour mener sa campagne : il adopte, lui, sans vouloir imiter pâlement une statue du commandeur, un style, une précision et un vrai caractère qui se distinguent du « bruit de fond de la mer » soigneusement entretenu par l’indécis et le trop consensuel François Hollande.
J’ai pour ma part la certitude que les thèses défendues par le candidat du Front de Gauche conduiraient irrémédiablement la France en quelques courtes semaines à une faillite retentissante et irréversible, mais je reconnais à l’homme un mérite. Par contraste, il est le révélateur manifeste d’un François Hollande en véritable perdition idéologique, impuissant et balotté d’indécision en indécision par des revirements ininterrompus qui lui font perdre toute cohérence.
Loin de se remettre en question sur le fond, François Hollande s’en prend donc à présent indirectement à Mélenchon dont il redoute la capacité à mettre en lumière, par contraste, son inconsistance, et de son inconstance.
L’intervention ironique et presque insultante du sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb à l’égard de Jean-Luc Mélenchon, l’assimilant à la mise en œuvre dramatique des idéaux communistes de l’URSS et du Cambodge, procède d’une tactique purement politicienne : elle est aussi vaine que médiocre et nous démontre que la campagne du candidat PS à l’élection présidentielle est désormais assise sur un trépied : l’anti-sakozysme, les sondages, et la marginalisation de Mélenchon. Tout un programme qui permettra assurément à France de faire face aux défits qui l’attendent dans les mois et années à venir : les Français en jugeront prochainement.
Les Echos : Ma réaction aux propositions de F.Hollande en matière de Santé
Le journal les Echos est revenu sur ma réaction aux propositions de F.Hollande en matière de Santé : un vrai désert médical !
Nora Berra, secrétaire d’Etat à la Santé : « François Hollande qui prétendait ce matin justifier son programme par les chiffres, a lâchement esquivé la nécessaire réforme de la protection sociale en matière de santé. Il a donc fait peu courageusement l’impasse délibérée sur les 235 milliards d’euros de coût total annuel de la santé en France sans nous proposer la moindre orientation politique significative. Il s’est au contraire contenté de mesurettes déclamatoires, ou de s’inspirer de mesures déjà mises en oeuvre par ce gouvernement, Ou alors, il a abordé des sujets clivants comme l’euthanasie pour masquer l’indigence de ses propositions dans ce domaine ».



Commentaires récents